La Fernet-Branca Challenge Coin, vous connaissez ?

Aujourd’hui je vais vous parler d’un jeu à boire bien particulier que j’ai découvert récemment grâce à un ami australien. Parce que si Fernet-Branca n’est pas une boisson très consommée en France, à l’autre bout du globe c’est un alcool de référence, à tel point qu’un shot du bitter italien entre barmen est une véritable tradition. Une coutume qui ne vient pas de nulle part, puisque la marque a su jouer sur ce sentiment d’appartenance à une communauté grâce à ses pièces siglées Fernet-Branca.

Des tranchées à Las Vegas

A l’origine, ce concept de médaillon vient de l’armée, et plus précisément d’un lieutenant particulièrement riche qui, lors de la première guerre mondiale, commanda des pièces en bronze pour chaque pilote de son escadron. Alors que l’un de ses pilotes se fait capturer par les allemands, ses papiers sont confisqués et il ne dispose plus, pour prouver son identité, que de ce fameux médaillon. Ce dernier convainc les alliés de sa nationalité et lui sauve la vie, amenant l’escadron à faire de ces pièces une obligation. Pour que les membres les aient sur eux en tout temps, ils décident de toucher leur corde sensible et d’en faire un jeu à boire.

Le principe : un challenger demande à voir le médaillon d’un autre membre de l’escadron. Soit celui-ci sort sa pièce et se voit offrir un verre, soit il ne l’a pas et doit donc payer pour l’adversaire.

Cette pratique prendra finalement une nouvelle tournure grâce aux frères Kragerud (à vos souhaits). Tore, commercial chez Fernet-Branca, et Bret, propriétaire d’US Medallions ont l’ingénieuse idée d’appliquer ce concept à la communauté des bartenders. Pour tester cela, ils créent en 2012 une pièce Las Vegas représentant le logo Fernet-Branca et l’état du Nevada. Très rapidement les barmen se prennent au jeu et commencent à réclamer de nouvelles pièces.

Un phénomène mondial

Face à un tel engouement, la marque décide donc de développer le concept. A l’heure actuelle, il y en a pour tous les goûts : des pièces spécifiques à des pays, des régions, des événements…Pour être sûrs de ne pas les perdre, certains sont même allés jusqu’à se les faire tatouer. L’amour du Fernet-Branca, le vrai !

Il y a, semble-t-il différentes façons de jouer. Par exemple, en Australie, il faut avoir une pièce de son propre pays pour que cela compte. Mais finalement cela importe peu puisque la force de la Fernet-Branca coin, c’est avant tout les échanges qu’elle entraîne. Encore peu développée en France, on s’est quand même amusés à la tester un peu dans les bars bordelais. Le concept était inconnu mais a été très apprécié à l’Alchimiste. Le bartender doit certainement être à la recherche d’une pièce s’il ne l’a pas déjà obtenue. On a aussi eu le plaisir de se faire contrer avec une pièce italienne chez Symbiose.

Et sinon, on l’obtient comment cette pièce ? Le plus évident, c’est de bosser dans le service et de s’en faire offrir une par les commerciaux de la marque, sinon il faut espérer être au bon endroit au bon moment. Pour ma part, je suis toujours en quête de ma propre pièce et j’ai un peu peur que ça tourne à l’obsession cette histoire…

 

Côté musique, on rend hommage à l’Italie avec le titre Ghost, pépite psyché des romains de Cairobi :

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