VDV#64 : Retour vers le futur




Diabolique le sujet de ce mois-ci imposé par Docadn

Que sera le vin de demain ? Devil ou Divin ? Une question épineuse à laquelle je peine à trouver une réponse, même après avoir récité 10 Je vous salue Marie…
Alors demain, boirons-nous des vins à capsules et sans terroir issus de cépages génétiquement modifiés, ou l’oeuvre de vignerons dévoués à l’expression de leur région et férus de biodynamie ?






Et pourquoi pas les deux ? Après tout, l’époque a beau être aux avancées techniques, le vin reste l’un des rares produits dans lesquels la tradition est primordiale. Les méthodes ancestrales sont toujours aussi prisées, voire même plus, une bonne partie des vignobles reste un héritage familial, et malgré la montée en puissance de nombreuses grandes marques, il restera toujours quelques irréductibles prêts à tout pour lui rendre ses lettres de noblesse.
Mais plus que le vin en lui-même, ne serait-ce pas plutôt la sphère vinicole dans son ensemble qui est en train de changer ? Grâce à l’avènement des réseaux sociaux, des différentes stratégies digitales, et du nombre grandissant de salons, les producteurs semblent ne jamais avoir été aussi proches de leurs consommateurs. Comme si, dans un sens, cet univers numérique si réputé pour éloigner les gens de la vie réelle, humanisait en fait cette profession, jusqu’alors perçue comme réservée à une certaine élite.

Plus besoin d’être un expert pour suivre l’année viticole d’un domaine et l’évolution de son travail à la vigne, un like sur Facebook suffit. Un tour sur le site internet et on est déjà prêts à réserver une visite et à commander une caisse. Il suffit d’une manipulation sur Delectable pour découvrir tout ce que l’on désire et donner nous-aussi notre avis. Les blogueurs se multiplient et offrent une vision d’amateurs décomplexés vis-à-vis du divin (et non pas devil, jamais !) nectar. Les étiquettes s’équipent de QR Code pour faciliter la transmission d’informations. Le design évolue lui-aussi, il se modernise et accepte même une touche épurée et/ou humoristique. Un hashtag sur Twitter peut décider les plus indécis. Le vin devient simple mais pas simpliste, à la portée de tous et même drôle lorsqu’il arrête de se prendre trop au sérieux. Il descend peu à peu de son piédestal pour procurer avant tout du plaisir.

 

Verdict : Au fond, le vin de demain, c’est peut-être celui qui sera accessible à tous.
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About drinkabeat (113 Articles)
Sudiste ayant migré à Bordeaux pour le Master Wine Marketing & Management de l'INSEEC, évolue depuis à mi-chemin entre la music nerd et la wine lover. Parce que les tribulations vinicoles ne se résument pas qu'à des beuveries (dés)organisées, s'engage dans une vision décomplexée du vin.

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