Pot booze is getting high !

Si comme moi vous habitez dans un appartement étudiant qui fait office de sauna ouvert 7/24, que vous êtes invités à une super soirée au coeur de Bordeaux en terrasse (récompense d’une semaine de transpiration intensive) et que vous regardez avec désarroi la météo annoncer la fin du monde sous forme de pluies diluviennes et de tonnerre ce soir, prenez cinq minutes et détendez-vous avec la vidéo du collectif Tealer.
Ces dealers de tshirts ont pensé à nous, pauvres âmes esseulées, en réalisant ce clip convivial et chaleureux, bijou de communication, dans lequel tout Paris se fait passer un splif sur fond d’électro bien comme il faut, en se payant le luxe d’avoir quelques guests comme Biggaranx ou une moitié de Make The Girl Dance.
La ganja, véritable phénomène de société ? Avec une hausse de 60% des consommateurs français entre 2007 et 2011 plus personne n’en doute. Une preuve supplémentaire ? Le débat sur la dépénalisation qui n’arrête pas de refaire surface, en le plaçant au centre de l’actualité on ne peut que constater que le cannabis rentre peu à peu dans les moeurs françaises…et étrangères. Notamment aux Etats-Unis, car nos puritains favoris ne le sont finalement pas tant que ça quand on parle drogues douces (hors Utah of course), c’est même le domaine de prédilection de certains viticulteurs californiens qui produisent des pot wines officieusement depuis les années 80, des vins résultant de la fermentation en fût d’1.5g de weed par litre de vin (oui ça pique un peu). Une activité totalement illégale, s’il est utile de le préciser, dont la production est généralement réservée à la famille et aux amis des vignerons. En bref tout le monde est plus ou moins au courant mais ferme les yeux devant cette légère touche végétale apportée au rouge.
Mais cette envie d’associer alcool et marijuana est clairement généralisée, il suffit de lancer une petite recherche Google pour le constater, le nombre de sites offrant des recettes de rhums arrangés et autres infusions étant impressionnant. Après les space cake, la space booze ? C’est l’évolution logique de tout marché : le nombre de consommateurs augmente, la concurrence est accrue, il faut donc réagir en créant des produits dérivés et/ou de substitution. Une démarche commerciale parfaite puisqu’elle permet de toucher de nouveaux utilisateurs comme les non fumeurs désireux de goûter quand même à ce léger interdit et les businessmen qui favorisent le tout-en-un pour un gain de temps considérable. Et oui la ganja se propage et avec celle-ci s’arrête la stigmatisation des rastas, l’image du jamaïcain à dread locks est désormais bien loin et on compte sur les doigts de la main les personnes n’ayant jamais goûté l’herbe joyeuse. Autant dire que Tealer a tapé juste et que personne ne s’étonne du succès de la marque.
Verdict : Comme quoi les conversations sur la pluie et le beau temps ça peut mener loin.
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About drinkabeat (113 Articles)
Sudiste ayant migré à Bordeaux pour le Master Wine Marketing & Management de l'INSEEC, évolue depuis à mi-chemin entre la music nerd et la wine lover. Parce que les tribulations vinicoles ne se résument pas qu'à des beuveries (dés)organisées, s'engage dans une vision décomplexée du vin.

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