Le M.I.A. nouveau est arrivé

Si le Beaujolais nouveau consiste une fois par an à nous faire boire de la piquette insipide en nous faisant croire que nous participons à l’événement de l’année en compagnie de pseudos connaisseurs qui s’extasient devant le fruité et la fraîcheur de cette boisson bien marketée, le M.I.A. nouveau, plus rare (à peu près tous les trois ans sur la dernière décennie), nous apporte bonheur et sérénité mélodique à chaque performance.

Il y a quelques années, alors que je me réveillais difficilement un dimanche matin dans un canapé différent du mien en zappant frénétiquement sur tout un tas de chaînes plus ou moins connues, je suis tombée sur le clip de Boyz, tirade féministe survitaminée qui ferait pâlir d’envie bien des chiennes de garde. Une fois passée l’ambiance ultra-colorée frénétique très typée années 80 et assez douloureuse lorsqu’on a les yeux encore embués, je suis tombée en admiration devant cette fille atypique et sa musique hors normes (une bonne claque quoi). Le point fort de M.I.A. c’est ce mélange d’electro et de hip hop mélangé à ses origines Sri Lankaises dont le résultat ne ressemble à aucun autre.

Et quelques temps plus tard j’ai vécu un grand moment de solitude en criant « oh c’est M.I.A. » en entendant Paper Planes dans Slumdog Millionnaire dressée sur mon canapé (décidément), la suite est simple : succès mondial du film = succès mondial de la chanson = succès mondial de l’artiste.

Après un troisième album Maya passé plus ou moins inaperçu malgré de bons morceaux tels que Teqkilla qui rappelle le Bucky Done Gone de ses débuts ou It Takes a Muscle où elle nous livre une douceur plutôt inhabituelle de sa part, la chanteuse revient en pleine forme en 2013 avec le morceau Bring The Noize. Et je me retrouve encore sur mon canap’ avec la vague impression d’être sous acide en entendant cette chanson indescriptible qui ne laissera personne de marbre, qu’on déteste ou qu’on adore il faut bien lui reconnaître cette capacité de renouvellement qui fait que chacun de ses travaux est unique.

En attendant la suite on boit un verre de…Beaujolais (on se calme je n’ai pas dit Beaujolais nouveau !). Pour accompagner votre pudding électrique aux anguilles Sri Lankaises je vous conseille donc la maison P-u-r et ses vins naturels (goûtés ce lundi à la soirée des Anonymousses) avec des noms de cuvées originaux et sympathiques qui désacralisent un peu le produit (une petite préférence pour le rosé rouge de honte).

Verdict : On a de quoi enflammer le dancefloor pour la Fête de la Musique !
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About drinkabeat (116 Articles)
Sudiste ayant migré à Bordeaux pour un Master en Wine Marketing, évolue depuis à mi-chemin entre la music nerd et la wine & spirit lover, prônant la tolérance pour toutes les boissons alcoolisées. Parce que les tribulations vinicoles ne se résument pas qu'à des beuveries (dés)organisées, s'engage dans une vision décomplexée du vin...et du reste.

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